lundi 2 décembre 2013

Crise de panique... Bonjour et bienvenue en enfer !

J'ai décidé de m'attaquer à un sujet qui me tient à coeur même s'il est loin d'être le plus marrant. Oui, tout est déjà dans le titre... les crises d'angoisse ou de panique. J'en souffre depuis plusieurs années. Je ne saurais pas vraiment dire quand elles ont commencé à se manifester. Et pour cause... j'ignorais probablement de quoi il s'agissait à ce moment là.

Vous pourrez trouver un article assez intéressant sur Wikipédia à ce sujet. Right here.



Alors une attaque de panique, qu'est-ce que c'est ? Et bien, j'imagine que les symptômes diffèrent d'une personne à l'autre. Pour ma part, je me sens totalement submergée par la peur ou la tristesse, j'ai froid, je tremble, je transpire,... Je me retrouve comme pétrifiée, comme clouée sur place et je ne peux pas m'empêcher de pleurer, à grand renfort de suffocations. Il m'arrive également d'avoir envie de vomir par dessus le marché. Et bon appétit !
En général, les crises ne préviennent pas, ce sont de petites vicieuses qui ne prennent aucune précaution pour annoncer leur arrivée. Il n'y a rien que vous puissiez faire si ce n'est tenter de vous calmer, tâche ô combien difficile !

Les crises les plus violentes sont survenues il y a trois ans et demi environ. J'en faisais plusieurs par jour. Je ne saurais pas dire le nombre exact mais c'était relativement inquiétant. J'avais l'impression de ne plus être moi et de devenir totalement folle, comme si je perdais tout contrôle. Je me rappelle que je voulais que le temps s'arrête. Je ne sais pas si j'avais envie de mourir, j'en doute honnêtement. En tout cas, si le monde avait pu s'arrêter de tourner un instant, j'aurais été soulagée.
J'avais le sentiment persistant que je m'étais égarée en chemin et que jamais je n'arriverais à reprendre le contrôle de mon corps et de mon esprit.
Je ne sais pas réellement comment la situation s'est améliorée mais j'imagine que j'étais bien entourée.

Si je parle de tout ça aujourd'hui, c'est parce que ces pétasses de crise d'angoisse sont de retour. L'une d'elles m'a terrassée durant 20 bonnes minutes cet après-midi. Dans la soirée, j'ai réussi à en contenir une autre, tant bien que mal car j'étais au boulot.
Le problème, c'est que je sais qu'une fois que la machine est enclenchée, il est très difficile de l'arrêter. C'est un cercle vicieux où la souffrance entraîne la souffrance. Vous faites une crise, puis vous avez peur d'en faire une autre et sans le savoir vous enclenchez un mécanisme auto-destructeur.

Les causes sont difficiles à déterminer. Pour ma part, et à force de pratique il faut bien l'avouer, j'ai fini par les identifier (mais là ça devient très / trop personnel) mais jamais par les résoudre.

Il est très difficile pour l'entourage de comprendre ce qui se passe. Personne n'est dans votre tête et personne ne ressent votre mal-être. J'ai souvent eu peur qu'on me prenne pour une cinglée ou alors c'est moi qui avait cette idée de moi-même. 95% du temps je vais bien mais je suis incapable de contrôler les 5% restants. Certains ont honte ou ont l'impression de se plaindre sans arrêt que ça ne va pas. Mais malheureusement oui, ça ne va pas. Une crise de panique n'a rien de banal, ce n'est pas quelque chose qu'on balaie d'un revers de main. Ce n'est pas un stress classique. C'est une vraie souffrance psychologique dont on ne se débarrasse pas en un claquement doigt. Dommage d'ailleurs !
Il est difficile d'expliquer qu'on puisse passer du rire aux larmes en un instant, d'un bon moment à l'un des pires.

Je n'écris pas ce post pour me plaindre. J'ai simplement besoin d'en parler. Je sais que je suis loin d'être la seule à en souffrir et ça m'aide aussi à avancer, à me dire que cette fois aussi, ça finira par passer, que je dois m'accrocher car ça en vaut la peine.
J'écris dans une période de calme alors ça va. Je suis relativement fatiguée (oui la vilaine crise de panique ne se contente pas de vous pourrir le moral, elle en profite pour vous tâcler physiquement au passage) et j'ai mal au dos d'avoir été crispée mais ça ne m'empêche pas de garder le sourire. Après tout, les crises sont moins nombreuses que les bons moments alors il faut garder le cap et y croire.