samedi 26 septembre 2015

Le point final.

C'est un moment qu'on n'oublie jamais.

L'appel qui change tout, qui met fin à notre petit monde tel qu'on l'a connu jusque là.

J'étais au travail. Un sms de ma maman qui me demande si elle peut m'appeler. Ce n'est pas son genre. Je sens que quelque chose est arrivée.

Je la rappelle directement du standard de mon travail sans réfléchir et je lui demande rapidement ce qui s'est passé. Je sens qu'elle hésite.

"C'est Salomé. Elle est morte."

C'est Salomé. Elle est morte.

A cet instant, je lui dis que je la rappelle dans 2 minutes. Je cours chercher une collègue pour me remplacer, les larmes coulent et une multitude de questions se bousculent déjà dans ma tête.

Quand ma maman décroche à nouveau, je lui demande immédiatement ce qui est arrivé.
Et puis viennent les mots habituels :
"Ce n'est pas possible."
"Non pas elle."
"Pourquoi elle ?"
"C'est impossible."
"Elle était trop jeune."

Et pourtant si.

Toi. Ma petite cousine de 18 ans. Ma Salomé.

Ton coeur s'est arrêté. C'est juste ça et c'est tout à la fois. Tu t'en es allée.

Je ne suis pas spécialement proche de ma famille. On se voit rarement depuis que j'ai un métier très prenant. Mais toi, je te voyais différemment des autres. Tu étais une étoile. Tu avais la vie devant toi.
Je le savais, tu deviendrais architecte et tu rencontrerais quelqu'un d'aussi bien que toi. On ferait plein de fêtes ensemble. Je te verrais te marier. Je te verrais faire tout ce que les autres gens font. Je te verrais sourire et vivre.

Et puis tout s'est brisé. Je me suis trompée. Je m'en veux presque de m'être trompée à ce point. Finalement, tu ne vieilliras plus que dans mon imagination mais je t'y garde une place très spéciale.

J'écris cet article pour tenter de te dire au revoir. Ou plutôt pour te dire qu'on se reverra un jour. Ce jour là, tu pourras me raconter tout ce que j'aurais manqué, tout ce que tu auras vécu sans nous. Sache que je chéris ce jour comme quelque chose de merveilleux.

Je ne t'oublierai jamais. Ta petite bouille, tes yeux bleus et ta chevelure dorée. Ton rire.

A bientôt.


vendredi 4 juillet 2014

Ces petits plaisirs dégotés chez Maisons du Monde


Il y a une quinzaine de jours, j'ai fait la découverte de Maisons du Monde. Bien sûr je connaissais déjà l'enseigne sauf que je n'y avais jamais mis les pieds, tout simplement parce qu'il n'y en a pas dans la ville où j'habite.

Je suis, je dois le dire, plus que ravie de mes petits achats. J'essaierai d'y retourner à l'occasion, espérons avant la fin des soldes !

Etoile décorative (~ 5 €)

Magnet Coeur (1,99 €)

Magnet Rose (2,99 €) - Existe également en bouton de porte



Lampe décorative (17,99 €) - fonctionne avec 3 piles LR6 fournies - Attention au montage, les boules de papier sont fragiles...


lundi 2 décembre 2013

Crise de panique... Bonjour et bienvenue en enfer !

J'ai décidé de m'attaquer à un sujet qui me tient à coeur même s'il est loin d'être le plus marrant. Oui, tout est déjà dans le titre... les crises d'angoisse ou de panique. J'en souffre depuis plusieurs années. Je ne saurais pas vraiment dire quand elles ont commencé à se manifester. Et pour cause... j'ignorais probablement de quoi il s'agissait à ce moment là.

Vous pourrez trouver un article assez intéressant sur Wikipédia à ce sujet. Right here.



Alors une attaque de panique, qu'est-ce que c'est ? Et bien, j'imagine que les symptômes diffèrent d'une personne à l'autre. Pour ma part, je me sens totalement submergée par la peur ou la tristesse, j'ai froid, je tremble, je transpire,... Je me retrouve comme pétrifiée, comme clouée sur place et je ne peux pas m'empêcher de pleurer, à grand renfort de suffocations. Il m'arrive également d'avoir envie de vomir par dessus le marché. Et bon appétit !
En général, les crises ne préviennent pas, ce sont de petites vicieuses qui ne prennent aucune précaution pour annoncer leur arrivée. Il n'y a rien que vous puissiez faire si ce n'est tenter de vous calmer, tâche ô combien difficile !

Les crises les plus violentes sont survenues il y a trois ans et demi environ. J'en faisais plusieurs par jour. Je ne saurais pas dire le nombre exact mais c'était relativement inquiétant. J'avais l'impression de ne plus être moi et de devenir totalement folle, comme si je perdais tout contrôle. Je me rappelle que je voulais que le temps s'arrête. Je ne sais pas si j'avais envie de mourir, j'en doute honnêtement. En tout cas, si le monde avait pu s'arrêter de tourner un instant, j'aurais été soulagée.
J'avais le sentiment persistant que je m'étais égarée en chemin et que jamais je n'arriverais à reprendre le contrôle de mon corps et de mon esprit.
Je ne sais pas réellement comment la situation s'est améliorée mais j'imagine que j'étais bien entourée.

Si je parle de tout ça aujourd'hui, c'est parce que ces pétasses de crise d'angoisse sont de retour. L'une d'elles m'a terrassée durant 20 bonnes minutes cet après-midi. Dans la soirée, j'ai réussi à en contenir une autre, tant bien que mal car j'étais au boulot.
Le problème, c'est que je sais qu'une fois que la machine est enclenchée, il est très difficile de l'arrêter. C'est un cercle vicieux où la souffrance entraîne la souffrance. Vous faites une crise, puis vous avez peur d'en faire une autre et sans le savoir vous enclenchez un mécanisme auto-destructeur.

Les causes sont difficiles à déterminer. Pour ma part, et à force de pratique il faut bien l'avouer, j'ai fini par les identifier (mais là ça devient très / trop personnel) mais jamais par les résoudre.

Il est très difficile pour l'entourage de comprendre ce qui se passe. Personne n'est dans votre tête et personne ne ressent votre mal-être. J'ai souvent eu peur qu'on me prenne pour une cinglée ou alors c'est moi qui avait cette idée de moi-même. 95% du temps je vais bien mais je suis incapable de contrôler les 5% restants. Certains ont honte ou ont l'impression de se plaindre sans arrêt que ça ne va pas. Mais malheureusement oui, ça ne va pas. Une crise de panique n'a rien de banal, ce n'est pas quelque chose qu'on balaie d'un revers de main. Ce n'est pas un stress classique. C'est une vraie souffrance psychologique dont on ne se débarrasse pas en un claquement doigt. Dommage d'ailleurs !
Il est difficile d'expliquer qu'on puisse passer du rire aux larmes en un instant, d'un bon moment à l'un des pires.

Je n'écris pas ce post pour me plaindre. J'ai simplement besoin d'en parler. Je sais que je suis loin d'être la seule à en souffrir et ça m'aide aussi à avancer, à me dire que cette fois aussi, ça finira par passer, que je dois m'accrocher car ça en vaut la peine.
J'écris dans une période de calme alors ça va. Je suis relativement fatiguée (oui la vilaine crise de panique ne se contente pas de vous pourrir le moral, elle en profite pour vous tâcler physiquement au passage) et j'ai mal au dos d'avoir été crispée mais ça ne m'empêche pas de garder le sourire. Après tout, les crises sont moins nombreuses que les bons moments alors il faut garder le cap et y croire.